Gisèle BARREAU, Opératrice de tri

QUI LIT TRIE AUSSI

gisele poste travail

Gisèle Barreau est la « doyenne » de Sotraval. Avec ses 62 printemps, elle est aussi (et surtout) celle avec qui on aime bien plaisanter et feuilleter les journaux gratuits qu’elle met à disposition en salle de pause, lit…puis trie ! Pour la TriBune, nous l’avons rencontrée dans les locaux administratifs de TriGlaz avec « vue sur les arbustes ». Elle nous a raconté le métier d’opérateur de tri, ses évolutions récentes et nous a confié l’organisation bien huilée de ses journées.

« Je suis originaire de Cahors, dans le Lot (Sud-Ouest de la France). Je suis arrivée en Bretagne en 1975. J’ai suivi mon mari qui avait trouvé du travail à Brest. En arrivant, j’ai été déçue : il ne faisait pas beau ! Mon métier, à l’origine, c’est couturière. Avant d’atterrir ici, j’ai aussi travaillé dans une blanchisserie. Je suis opératrice de tri à Brest depuis 10 ans, à peu près. D’abord, pendant un an, j’ai trié les bouteilles en plastique à Kergaradec puis je suis arrivée au Spernot. Je travaillais alors pour la CUB en CES (Contrat emploi solidarité). Ensuite, en avril 2005, j’ai signé un contrat avec Sotraval. »

« Quant TriGlaz a été mis en route en septembre 2013, j’étais en vacances. J’ai recommencé le travail le 16 septembre. Ça n’a pas été facile mais on s’est accroché ! Pour moi, le travail n’a pas beaucoup changé. Quand même, les tapis sont moins larges. C’est plus facile pour trier. On n’est pas obligé de tirer sur les bras. Et puis, aussi, on ne vide plus les poubelles. C’est moins fatiguant. Au Spernot, j’ai eu une fois un problème de tendinite. Je n’ai pas à me plaindre ! C’est vrai qu’ici, on a la lumière du jour. Les machines sont plus performantes qu’à Brest. Aux bouteilles, par exemple, on n’a plus besoin d’être deux. C’est bien mais en même temps, on peut plus causer avec les collègues. C’est dommage. »

« C’est vrai que les locaux de Tri- Glaz sont agréables. Et puis, il y a de la verdure. On m’a dit que les arbustes allaient monter sur le bâtiment. On va surveiller ! »

« Moi, je m’entends bien avec tout le monde. On est quatre femmes seulement derrière les tapis. Je n’ai pas de problème avec les hommes. Avec moi, ils sont sympas. On plaisante. Ça sert à rien de chercher la petite bête. On a assez à faire comme ça ! »

La TriBune, c’est une bonne idée. C’est intéressant de voir ce que font les autres. Je lis un peu. Le mercredi, je récupère les journaux gratuits Côté Brest et 7 jours à Brest. J’en prends 5 de chaque et je me mets sur la table en salle de pause. Après, chacun se débrouille ! »

« Je prends la navette tous les matins. Départ à 6 h 25 pour commencer le travail à 7 heures mais je continue de me lever à 4 h. Comme ça, quand on reprendra le travail à 6 h (depuis le 1er janvier 2014), je n’aurai pas perdu le rythme du Spernot ! C’est comme ça, je suis habituée. Je préfère travailler le matin. Déjà à Cahors, je travaillais le matin tôt dans une usine. L’après-midi, s’il fait beau, tu peux profiter de la journée. Je fais un peu de marche. C’est important. Sinon, à rester debout derrière le tapis, t’as les jambes lourdes. Pour ça aussi, ici, c’est mieux. Après la journée de travail, j’ai moins mal aux pattes ! »

Le métier d’opérateur de tri : Issus de la collecte des collectivités locales, les emballages ménagers déposés à TriGlaz sont d’abord triés mécaniquement (cribles et tri optique). Puis, l’opérateur de tri procède manuellement au tri final. Il est le dernier maillon de la chaîne du tri et garantit la qualité exigée par les repreneurs.